Les bois de pin noir qui couvrent le Carso n'ont pas toujours été là : ils furent plantés à partir du dix-neuvième siècle pour reboiser un plateau dénudé depuis des siècles, et les essais pour savoir si ce pin prendrait commencèrent dans un jardin voulu en 1828 par un pharmacien de Trieste passionné de botanique. De ce premier jardin naît celui-ci, fondé par la ville en 1842.
À voir
Le jardin occupe dix mille mètres carrés sur le flanc de la colline, avec ses terrasses, ses sentiers et ses planches rangées par groupes : la flore du Carso et de la région de Trieste, les plantes méditerranéennes, les utiles et les officinales, les serres. La pente fait qu'on marche toujours en montée ou en descente, la vue s'ouvrant par endroits.
Au jardin est associée aussi la gestion des bois alentour, réserves naturelles où l'on voit le résultat de ce travail de reboisement commencé il y a près de deux siècles. C'est un jardin scientifique, avec ses étiquettes et ses collections ordonnées, mais on le visite comme un parc.
La visite
Le jardin est via Marchesetti, sur la colline du Chiadino, à vingt minutes de montée à pied depuis le centre ou quelques minutes en autobus ; entrée payante ou gratuite selon les périodes, ouverture saisonnière et fermeture en hiver. Une heure.
Le conseil de la rédaction
Regardez les plantes du Carso dans les planches puis, si vous avez le temps, montez sur le plateau lui-même : vous y retrouverez les mêmes espèces, sur les prés pierreux, mais mêlées et sans étiquettes. Faire d'abord le jardin puis le Carso est la meilleure façon d'apprendre à les reconnaître, et à Trieste il suffit de prendre le tram ou un autobus.
