Villa Carpeneto est, avec le Castello Galli, l'édifice qui donne son visage à La Loggia. Dessous se trouverait un château, que l'on présume avoir appartenu aux Vagnone de Trofarello, et ce que l'on voit aujourd'hui résulte de deux réfections successives.
À voir
La première fut voulue par Gaspare Graneri, ministre des finances de la cour de Savoie, et c'est la façade tournée vers Vinovo, celle qui regarde le jardin et son petit lac : au plafond on reconnaît le monogramme de Gaspare et les armes des Graneri, un épi de blé surmonté d'un château qui figure le rocher de La Roche, en Haute-Savoie. La seconde eut lieu entre 1769 et 1779, probablement sur un dessin de Francesco Valeriano Dellala, et ne concerna que la façade vers l'allée : c'était l'entrée de service, devenue avec le temps la façade principale, d'esprit néoclassique.
La visite
Le jardin, dessiné à l'italienne, fut ensuite refait à l'anglaise, et avec lui le bassin des nymphéas. De ces années date une régate que le marquis Giuseppe Luigi Graneri fit organiser pour divertir la Cour royale sur le torrent Oitana, préparé pour l'occasion ; le graveur Ignazio Sclopis en tira deux vues de la façade et du parc. La villa passa ensuite aux Gerbaix de Sonnaz, qui y réunirent des terres cuites de Vinovo, des céramiques et des meubles de prix, et en 1868 elle fut vendue à l'avocat Enrico Marenco, qui la revendit l'année suivante à l'ingénieur Vitale Rosazza : les actes ne parlent pas de mobilier, signe que presque tout avait déjà été dispersé.
Le conseil de la rédaction
La villa est fermée et se regarde depuis l'allée, en sachant comment cela a fini. En 1939 le peintre Alfredo Chicco la vendit au comte Theo Rossi di Montelera, qui la restaura avec des peintres, des stucateurs et des jardiniers et l'habita jusqu'en 1959 ; depuis, elle est inhabitée et vide de meubles. Elle est monument national, mais l'allée qui la relie au bourg a perdu en 1996 les peupliers qui la bordaient, malades, et l'accès endommagé par un accident n'a jamais été rétabli.
