⛪ Églises et sanctuaires

chiesa della Consolazione

📍 Genova, Ligurie · 59/100

Pour entrer, il faut descendre quelques marches : les portails de la Consolazione sont restés sous le niveau de la chaussée parce que la via XX Settembre, ouverte dans la dernière décennie du XIXe siècle, a été tracée plus haut que l'ancienne via della Consolazione, sur laquelle l'église donnait. C'est le dernier d'une série de déplacements. La première église dédiée à Notre-Dame de la Consolation, attestée depuis 1475 et liée au bienheureux Battista Poggi, se dressait hors les murs sur les pentes de la colline du Zerbino, au lieu-dit Artoria ; en 1632, le tracé des Mura Nuove passa juste au-dessus du couvent, démoli en décembre 1681 malgré l'opposition des augustins. La République leur permit de rebâtir ici : chantier de 1681 à 1706, sur un projet attribué avec prudence à Pietro Antonio Corradi, église ouverte au culte dès 1693, coupole de Simone Cantoni en 1769, façade de Carlo Biale seulement en 1864.

À voir

Au-dessus du maître-autel pend un crucifix peint sur bois, d'environ cinq mètres sur quatre, exécuté vers 1350 par un élève anonyme de Pietro Lorenzetti que les historiens appellent le Maître de Santa Maria di Castello : il vient probablement de l'église supprimée de Sant'Agostino in Sarzano et c'est la pièce la plus ancienne et la plus forte de l'édifice. Dans le mur du chœur est enchâssé un fragment portant une Déposition en grisaille attribuée à Perin del Vaga, sauvée de la sacristie d'Artoria ; les parois alentour sont de Cesare Maccari, 1889.

Les trois nefs, séparées par des piliers quadrangulaires, alignent dix chapelles, cinq de chaque côté. À retenir : le groupe de marbre de Bernardo Schiaffino avec la Vierge entre saint Augustin et sainte Monique, la toile de Domenico Fiasella montrant saint Thomas de Villanova distribuant ses biens aux pauvres, le Martyre de saint Laurent de Domenico Piola et un bas-relief en terre cuite vernissée de 1475, une Nativité de l'atelier des della Robbia. La voûte centrale et le revers de façade ont été peints à fresque en 1874 par Giuseppe Isola, les bas-côtés par Giovanni Quinzio ; dans l'abside, l'orgue Giacomo Locatelli de 1880, restauré en 1975.

La visite

L'église est paroisse depuis 1813, quand l'ancienne San Vincenzo, qui donnait son nom au quartier, fut supprimée parce que trop petite, son titre passant ici ; les augustins, chassés en 1810 par les décrets napoléoniens, revinrent la desservir et y sont toujours. Elle se trouve à mi-parcours de la via XX Settembre, sous les arcades, à quelques minutes à pied de De Ferrari. C'est un lieu de culte en activité : les horaires suivent ceux des offices, et mieux vaut ne pas tomber pendant les célébrations. Le 22 mai, fête de sainte Rita, elle se remplit pour la bénédiction des roses.

Le conseil de la rédaction

En sortant, tournez au coin vers la via Galata : les colonnades du Mercato Orientale sont ce qui subsiste du grand cloître du XVIIIe siècle que les augustins commencèrent sans jamais l'achever. Le couvent atteignait 10 000 mètres carrés sur quatre étages, dont un entièrement occupé par la bibliothèque : on y dépensait plus en livres qu'en autels, et l'église le montre. Regardez aussi la porte de bronze, bénie par le cardinal Siri en 1961, dont les battants sont dédiés à saint Augustin et à saint Thomas de Villanova.

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