Le château se dresse sur la colline de Cavagliano, le hameau de Bellinzago qui regarde la plaine du Tessin. Il est cité dès la seconde moitié du treizième siècle comme possession des comtes de Biandrate ; il passa ensuite sous la domination politique de la commune de Novare, tandis que sur place la noble famille Caccia bâtissait ses droits de propriété.
À voir
Le document qui photographie le mieux cette situation date du 24 mai 1324 : y figurent Paolo II Caccia et son fils Paganino, membres de la dite pars Rotonda de Cavagliano. Les Caccia en vinrent à posséder plus des deux tiers des terres agricoles de la localité, outre des parts du château, des maisons du village et les droits de patronage sur les deux églises du pays, avec la prérogative de nommer le curé. Le fief leur resta jusqu'en 1634, quand mourut le dernier héritier ; il passa ensuite à la chambre ducale, à d'autres nobles et enfin, au début du dix-huitième siècle, revint au gouvernement royal.
La visite
Au dix-septième siècle la structure fut transformée en demeure nobiliaire, et depuis lors son histoire est celle de bien des châteaux de plaine : ayant perdu son rôle militaire, il est devenu un bâtiment agricole. Aujourd'hui la partie principale est une ferme, l'ensemble appartient à des particuliers et se trouve dans un état de dégradation avancée : on le regarde de l'extérieur, depuis la route qui monte au hameau, et l'on n'entre pas.
Le conseil de la rédaction
Qui vient jusqu'ici associera la visite à l'église San Vito, en lisière du même hameau, dont l'abside a été peinte par un suiveur de Gaudenzio Ferrari. Ce sont deux faces de la même seigneurie : les Caccia nommaient le curé des églises de Cavagliano, et l'église entra dans leurs biens au quinzième siècle, quand elle fut agrandie.
