C'est l'église où les Turinois vont quand ils ont besoin de quelque chose. Le sanctuaire de la Consolata est le plus important de la ville, dédié à la Vierge invoquée comme consolatrice, et sur son porche il est écrit en latin qu'elle est la consolatrice et la patronne de Turin. À sa construction travaillèrent Guarino Guarini, Filippo Juvarra et, au dix-neuvième siècle, Carlo Ceppi.
À voir
Guarini dessina l'espace principal, l'un des grands exemples du baroque piémontais, avec la géométrie complexe qui lui était propre ; Juvarra réalisa le presbytère et l'autel. À côté de l'église s'élève le clocher roman, qui appartient à un édifice bien plus ancien et qui est l'une des plus vieilles constructions encore debout dans la ville.
Ici venaient prier les saints sociaux turinois du dix-neuvième siècle, ces hommes qui ouvrirent hospices, écoles et maisons pour les enfants des rues dans une ville qui devenait industrielle. C'est un lieu populaire au sens propre : toujours ouvert, toujours plein, avec des gens qui entrent cinq minutes entre deux courses.
La visite
Le sanctuaire est piazza della Consolata, à dix minutes à pied de la piazza Castello, dans le quartier romain ; entrée libre, ouvert tous les jours avec de larges horaires, et les offices se succèdent une grande partie de la journée. Trois quarts d'heure.
Le conseil de la rédaction
Cherchez la salle des ex-voto : des centaines de tablettes peintes, chacune avec une date et un malheur évité, accidents, chutes, maladies, bombardements. Mises ensemble, elles forment la liste de ce dont les Turinois ont eu peur depuis deux siècles, peinte par des gens ordinaires. Il n'existe pas de document plus direct sur la vie d'une ville.
