Sur le mur du fond de cette église il y a une fausse architecture de stuc doré, avec des anges, bâtie pour encadrer un tableau. Le tableau n'y est plus : il a été perdu, et à sa place pend aujourd'hui une bannière de la Vierge. Un cadre riche autour d'un espace vide est ce qu'on remarque le plus en entrant, et cela raconte l'histoire du lieu mieux que tout le reste.
À voir
L'édifice actuel est l'agrandissement d'une église plus ancienne orientée à l'inverse ; les travaux commencèrent sans doute au dix-huitième siècle et l'intérieur prit sa forme actuelle au dix-neuvième. C'est une salle unique et sobre, avec quelques peintures à la voûte du chœur, un maître-autel de pierre et de chaux et au-dessus un crucifix de bois, à l'origine de procession.
Les fonts baptismaux sont en pierre de Finale, et les deux chapelles latérales sont dédiées au Sacré-Cœur et à la Vierge du Rosaire. La plus belle pièce est un groupe processionnel de bois avec la Transfiguration, de la seconde moitié du dix-neuvième siècle, attribué au sculpteur savonais Antonio Brilla.
La visite
L'église est au hameau de Magnone, à Vezzi Portio, dans l'arrière-pays entre Savone et Finale ; jadis paroisse autonome, elle est aujourd'hui rattachée à celle de Portio et ouvre donc rarement. Un quart d'heure.
Le conseil de la rédaction
Ne méprisez pas les statues de plâtre. Les originales, en bois, se sont dispersées au lendemain de la seconde guerre avec d'autres meubles, et celles-ci sont ce qu'une paroisse appauvrie put s'offrir pour remettre quelque chose là où il n'y avait plus rien. Elles valent peu et disent beaucoup : elles sont le procès-verbal d'une perte, non un pis-aller de mauvais goût.
