Pendant deux siècles Trapani fut la capitale du corail : les pêcheurs le remontaient des fonds du canal de Sicile et il y avait en ville des ateliers qui le taillaient, le montaient sur argent et le vendaient aux cours d'Europe. Ce musée, ouvert en 1908 à la volonté d'un comte du lieu, conserve la collection la plus importante de cette production.
À voir
Il y a des crèches, des croix de chevet et des ostensoirs faits de corail rouge monté sur cuivre doré et argent, avec des figures minuscules taillées une à une. Le corail se travaille comme une gemme mais c'est une matière vivante, et les maîtres trapanais en faisaient des œuvres que l'on regarde aujourd'hui à la loupe pour en compter les détails.
Le reste du musée est l'histoire de la ville : sculptures des Gagini, peintures du moyen âge au dix-neuvième siècle, céramiques, orfèvreries, mobilier et trouvailles archéologiques. Il y a aussi des objets qui racontent le côté dur de l'histoire, comme la guillotine utilisée en ville au dix-neuvième siècle. Le musée est dans l'ancien couvent des carmes, à côté du sanctuaire de l'Annunziata.
La visite
Le musée est via Conte Agostino Pepoli, hors du centre historique vers le sanctuaire, à dix minutes en voiture ou en autobus depuis le port ; billet payant, avec un jour de fermeture. Une heure et demie.
Le conseil de la rédaction
Regardez les crèches de corail de tout près : les figures font quelques centimètres et ont des traits, des plis de vêtements et des objets en main. Songez ensuite que cette matière venait de la mer devant la ville, remontée en barque, et qu'aujourd'hui le corail du canal de Sicile a presque disparu.
