Sur le portail de l'église Santa Maria une date est gravée, 1525, et les formes sont encore celles du gothique tardif : à l'intérieur de la Basilicate, le répertoire gothique tient bon jusque tard dans le XVIe siècle. Pour se retrouver devant, il faut monter au sommet du monte Siri, au-dessus d'un village déjà perché à 1008 m, troisième commune la plus haute de la région après Pietrapertosa et Marsicovetere. L'église n'est pas arrivée sur une hauteur vide : sur le même sommet subsistent les restes d'un château construit en 1091.
À voir
À l'intérieur se conservent les fresques du Todisco, du XVIe siècle. Le portail et les peintures appartiennent donc à la même saison : en quelques mètres, vous avez devant vous la pierre datée de 1525 et des couleurs qui lui sont contemporaines, ou à peine postérieures.
Le reste, c'est le sommet qui le fait. Les ruines du château de 1091 sont à quelques pas et, depuis 2008, un planétarium doublé d'un observatoire astronomique fonctionne là-haut, tenu par l'association de bénévoles Teerum Valgemon Aesai : château, église et télescope se partagent le même point haut d'Anzi.
La visite
On monte depuis le village, et la montée est la plus longue partie de la visite : prévoyez le dénivelé et de bonnes chaussures, car au-dessus des 1008 m d'Anzi la montagne continue. En redescendant, on croise l'église romano-gothique de Santa Lucia, qui conserve un bénitier médiéval ; les deux étapes tiennent bien dans le même parcours. Pour le planétarium et les ouvertures, l'interlocuteur est l'association.
Le conseil de la rédaction
Demandez à Teerum Valgemon Aesai de faire coïncider votre montée avec une soirée d'observation du ciel : regardez les fresques à la lumière du jour, puis restez là-haut jusqu'à la nuit, sur la crête même où l'on bâtissait une forteresse en 1091.
