Le nom vient du grec dynàmi, la force. Et la force, ici, c'est de la géologie : la vallée du Mesima est un exemple d'école de graben, avec le massif des Serre et le Monte Poro qui l'encadrent en horsts, et le versant qui remonte du Marepotamo vers les Serre est un escalier de faille, des pentes raides entrecoupées de replats. Dinami se tient au bord supérieur du premier replat, et avec elle presque tous les villages des Preserre ; plus haut, au bord inférieur du replat suivant, entre six cent cinquante et huit cents mètres, se trouvent Monsoreto et les hameaux de montagne de ces mêmes villages. Dans le bourg, la ligne de faille se voit à l'œil nu : c'est la dépression qui coupe le replat en deux entre le Rione Palazzi et la contrada Barco, et c'est la place de San Rocco.
Les mêmes sables se retrouvent au fond de la vallée, là-haut sur ce replat élevé et de nouveau de l'autre côté de la vallée, sur le Monte Poro : c'est ainsi qu'on lit les mouvements des sept derniers millions d'années. Mais ce que le sol donne, il le reprend aussi : le séisme de 1638 fit de gros dégâts, et celui de 1659 détruisit presque entièrement le centre féodal de Soreto, en bas dans la vallée — et Dinami, qui n'était jusque-là qu'un hameau de Soreto, en devint dès ce jour le chef-lieu. En 1783 le séisme la rasa, et elle fut rebâtie au même endroit ; le treize novembre 1959, une crue en emporta un morceau. Le plat du pays, ce sont les pipi e patati, piments et pommes de terre frits séparément puis réunis, et parmi les douceurs il y a les papuni, biscuits en forme de figure humaine qui avaient jadis une valeur votive.