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🖼️ Musées

Galleria d'arte moderna di Milano

📍 Milano, Lombardie · 70/100

La plus belle villa du néoclassicisme milanais fut la maison de Napoléon : Leopoldo Pollack l'acheva en 1796 pour le comte Belgiojoso, avec la façade sur le jardin au lieu de la rue, comme on faisait à Vienne, et en 1801 la République cisalpine l'acheta pour Bonaparte, qui l'habita avec Joséphine avant de la laisser à son beau-fils Eugène ; Radetzky y mourut, et en 1921 la commune y installa ses collections du dix-neuvième siècle. La Galleria d'Arte Moderna est ainsi : des salles avec les stucs et les sols d'alors, et aux murs le siècle que ces pièces ont vu passer.

À voir

Au premier étage, le néoclassique et le romantisme lombard, qui a ici sa maison : Appiani, qui peignit la villa à fresque pour Napoléon, Canova et Thorvaldsen, et Francesco Hayez avec le portrait d'Alessandro Manzoni de 1841, celui des livres d'école, et la Madeleine pénitente. Puis la Scapigliatura de Cremona et Ranzoni, les cires de Medardo Rosso, et les divisionnistes : Previati, Segantini avec Les deux mères de 1889, l'étable à la lanterne, et Giuseppe Pellizza da Volpedo avec Le Quatrième État, revenu à la villa en 2022 après onze ans au Museo del Novecento : la foule des journaliers qui avance vers vous dans une salle rien qu'à elle.

Au dernier étage, les collections des donateurs : la Grassi, arrivée en 1956, avec Van Gogh et ses Bretonnes, Gauguin, Cézanne, Manet, Balla, Boccioni avec La mère et l'art oriental ; la Vismara avec Picasso, Modigliani, Morandi, Matisse. Et les sculptures dans la salle de bal, avec la Vestale de Canova et l'Homme du temps passé de Wildt.

La visite

La villa est via Palestro, face aux Giardini Pubblici de Porta Venezia, avec son jardin à l'anglaise derrière, le premier de Milan, ouvert aux enfants accompagnés et aux adultes qui en amènent un ; musée municipal, fermé le lundi, gratuit les premier et troisième mardis après-midi. À côté, sur les anciennes écuries, le PAC d'Ignazio Gardella pour les expositions d'art contemporain.

Le conseil de la rédaction

Montez d'abord au dernier étage, à la collection Grassi, quand vous êtes encore frais : les Bretonnes de Van Gogh et les Tahitiennes de Gauguin dans deux pièces d'une villa milanaise sont une expérience que personne n'attend. Puis descendez au Quatrième État et asseyez-vous sur le banc en face : les journaliers ne s'arrêtent pas, et plus vous les regardez, plus ils marchent.

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