La cathédrale de Santa Maria Assunta est le duomo de Terni et la cathédrale du diocèse de Terni-Narni-Amelia : un édifice né de la série de constructions et d'interventions qui se sont succédé au cours des siècles, avec une crypte ancienne et un intérieur qui réunit des œuvres de la Renaissance, du baroque et contemporaines.
À voir
La façade présente un large portique à double ordre de colonnes, où s'ouvrent trois portes de style roman ornées de frises ; la partie supérieure est une œuvre moderne, avec une balustrade de travertin et les statues de huit évêques de Terni, dont saint Valentin, d'après un projet de Marcello Piacentini. L'intérieur est en croix latine à trois nefs divisées par des piliers, avec chapelles latérales, transept et abside. Sur la contre-façade se trouve une grande fresque exécutée en 2007 par le peintre argentin Ricardo Cinalli, la Rete mistica, qui représente la résurrection des corps lors du Jugement dernier et est peuplée de personnages contemporains. Dans le presbytère se trouvent l'orgue du XVIIe siècle et le chœur en bois sculpté par Domenico Corsi en 1559, et dans l'abside une fresque du XVIIe siècle avec les saints protecteurs de la ville et des anges. Parmi les autres œuvres figurent les fonts baptismaux de 1585, aux armes sculptées de la commune qui les finança, le Noli me tangere attribué à Guido Reni, l'Agonie au jardin de Francesco Romolo Cincinnato, le tabernacle de Carlo Murena avec des reliques du sang du Christ et, dans le transept droit, une Immaculée Conception d'Ippolito Borghese. Dans la crypte se trouve le tombeau de saint Anastase, construit avec un autel païen enrichi de plaques cosmatesques, dont d'autres sont conservées à la sacristie.
La tradition locale raconte que la première cathédrale, correspondant à la crypte, fut édifiée sur les restes d'un temple païen romain par le saint évêque de Terni Anastase ; les travaux de consolidation entre 1932 et 1937, d'après des projets de Marcello Piacentini, ont mis au jour dans la zone de la crypte trois absides enterrées et les restes d'une rosace à baies géminées latérales. Au IXe siècle, à cause de la position enterrée où s'était retrouvée la crypte, des travaux de rénovation furent exécutés, repris au XIIe siècle ; de la cathédrale romane il reste peu de vestiges, à cause des travaux de modernisation des XVIe et XVIIe siècles, avec le rehaussement de la nef centrale, la reconstruction de la tribune et du campanile, les fonts baptismaux, les chapelles latérales et l'aménagement définitif en style baroque de la cathédrale et de la place qui la précède, d'après des projets attribués à Gian Lorenzo Bernini. Pour la tour latérale il y eut au XVIe siècle une querelle sur son emplacement : à la fin elle fut placée à gauche de l'abside et reconstruite en 1743.
La visite
Le duomo est une église en activité ; horaires d'ouverture et de célébrations, et accès à la crypte, sont à vérifier auprès du diocèse, car les sources consultées ne les indiquent pas.
Le conseil de la rédaction
Regardez la contre-façade : dans la Rete mistica de Ricardo Cinalli, de 2007, le Jugement dernier est peuplé de visages contemporains, un contraste voulu avec le chœur en bois du XVIe siècle et la crypte ancienne.

