Le sanctuaire de la Madonna del Castello est né d'une découverte. Le 5 mai 1810, Costanzo Chiapale mit au jour une ancienne chapelle d'environ quatre mètres, avec des peintures représentant la Vierge au milieu des apôtres. Le propriétaire du terrain fit reconstruire l'église et, à sa mort, légua tous ses biens à la chapelle afin qu'il y eût de quoi la faire fonctionner ; en 1841, un prêtre fut chargé d'en prendre soin.
À voir
La façade est blanche, scandée de lésènes à chapiteaux et fermée par un fronton ; au-dessus du portail encadré de pierre figure le monogramme marial, et plus haut s'ouvre une grande fenêtre ovale. Derrière la façade s'élève le corps de l'église, avec un tambour polygonal couvert d'une coupole et surmonté d'une lanterne, la partie que l'on voit de loin. De part et d'autre courent deux bâtiments plus bas, enduits de jaune, qui ferment l'ensemble et le font ressembler davantage à un petit hameau religieux qu'à une église isolée. Devant, une allée pavée mène à la porte entre deux rangées d'arbres.
La visite
Le sanctuaire s'est enrichi grâce aux dons des fidèles : au fil des ans on ajouta les vitraux colorés et l'on refit la toiture. Il reçut aussi des visiteurs de marque. Le 4 septembre 1855 y montèrent le prince Humbert, futur roi Humbert Ier, et le duc Amédée ; en 1860 l'évêque de Coni, monseigneur Clemente Manzini, y présida les célébrations de la fête paroissiale et la procession qui y aboutit.
Le conseil de la rédaction
C'est un de ces sanctuaires qui ont grandi par accumulation, sans dessein d'ensemble : d'abord la chapelle retrouvée, puis l'église neuve qui l'englobe, puis les legs et les dons qui ont payé un morceau à la fois. C'est pourquoi l'ensemble n'est pas homogène, et pourquoi il vaut la peine d'y entrer avec l'idée de chercher la partie ancienne plutôt que d'admirer un monument. Une précision : le nom parle de château, mais le château médiéval de Caraglio se trouve à deux kilomètres de là, sur une autre hauteur. Le sanctuaire en a le nom, non le site.
