⛪ Églises et sanctuaires

chiesa di Santa Maria Assunta

📍 Caraglio, Piémont · 47/100

L'église Santa Maria Assunta est la paroissiale de Caraglio, et son histoire commence par un désastre : le 22 janvier 1754, l'ancienne paroissiale s'effondra. Pour la refaire, dix mille lires furent affectées, et Pio Eula de Coni et Gabriele Maria Delfino de Caraglio reçurent la charge de projeter le déblaiement du site. L'archevêque de Turin, Rorengo di Rorà, promit une indulgence de quatre-vingts jours à quiconque contribuerait à l'ouvrage.

À voir

Le projet que l'on voit aujourd'hui est du comte Vincenzo Nicolis di Robilant et fut approuvé par l'archevêque. La façade est celle d'une église de village tardo-baroque bâtie sans lésiner : deux ordres séparés par un entablement, des colonnes accouplées à chapiteaux corinthiens encadrant le portail surmonté de son fronton, une grande fenêtre centrale au registre supérieur et, au sommet, un couronnement mixtiligne avec les armes. L'enduit alterne le rose et le crème, et des pilastres en faux marbre scandent toute la surface.

La visite

Les dates disent le temps qu'il fallut. L'effondrement est de 1754, mais les travaux de déblaiement ne commencèrent que le 13 novembre 1770, à midi et demi : la chronique locale a noté jusqu'à l'heure. À partir de l'année suivante, 1771, ce furent les habitants de Caraglio qui travaillèrent à tour de rôle pour élever le bâtiment, et l'église fut ensuite consacrée par le nouveau vicaire, don Domenico Silvano, venu de Centallo. En 1779 la visita monseigneur Vittorio Gaetano Costa di Arignano.

Le conseil de la rédaction

Gardez en tête ces seize années entre l'effondrement et le premier coup de pelle, et les tours de rôle des habitants : ce n'est pas une église bâtie par un riche commanditaire, c'est une église bâtie par un bourg qui y a mis les mains, avec un archevêque offrant des indulgences pour convaincre les gens de contribuer. Vue ainsi, la façade travaillée dit une chose précise : une communauté qui s'était endettée et avait peiné des années ne voulait pas d'une église modeste. Si vous avez le temps, la bonne comparaison est le Filatoio Rosso, juste hors du bourg : les mêmes décennies, mais l'un payé par un comte et l'autre par le village.

Explorer Caraglio

Toute la commune : guide, lieux, saveurs et événements.