C'est la plus grande grotte marine immergée de la Méditerranée, et nul ne sait avec certitude qui l'a trouvée. La raison en est sa taille même : elle a de nombreuses ouvertures et deux entrées principales très éloignées l'une de l'autre, si bien qu'en 1957 elle fut découverte plusieurs fois, par des plongeurs différents entrant par des endroits différents sans savoir qu'ils étaient au même endroit.
À voir
Elle s'ouvre sous le massif calcaire de capo Caccia, dans l'aire marine protégée, à quelques centaines de mètres de la grotte de Neptune. C'est un système de galeries et de salles aux voûtes hautes, avec des colonies de corail rouge, des éponges et la lumière qui entre par les bouches et s'éteint peu à peu vers le fond.
Les premiers à l'explorer étaient des corailleurs : ils cherchaient le corail rouge et récupéraient au passage sur le fond les projectiles laissés là par la seconde guerre mondiale. L'un d'eux arracha de la voûte un bloc de corail de deux quintaux et demi, ce qui serait aujourd'hui un délit et fut alors un trophée. Le nom fut choisi pour le père des Néréides, en pendant au Neptune de la grotte voisine.
La visite
C'est une plongée, non une visite : on n'y entre qu'avec un centre de plongée, avec le brevet adéquat et dans le respect des règles de l'aire protégée. De la terre on ne voit rien. Une demi-journée en comptant la sortie en bateau.
Le conseil de la rédaction
Si vous ne plongez pas, allez à la grotte de Neptune, toute proche, qui se visite à pied en descendant l'escalier de la falaise ou en bateau depuis Alghero. C'est la même roche, le même système karstique : ce que vous voyez à sec au-dessus continue sous l'eau sur des centaines de mètres.
