La torre Verde, en dialecte trentin Tor vérde, est une tour au nord-est de la ville de Trento, couronnée d'un cône vert et longtemps liée à l'enceinte qui dominait le fleuve Adige.
À voir
La tour semble très ancienne : elle est mentionnée dès 1197, mais sans le chapeau conique vert et plus basse qu'aujourd'hui. Cela paraît dû à l'exhaussement de la ville, qui a rehaussé la tour et les maisons alentour et a presque fait disparaître la petite colline des Malconsei, où elle se dressait alors. Quelques érudits ont considéré la tour comme romaine, voire préromaine, à cause de sa construction et des pierres à bossage de la base ; elle figure aussi dans les vues de Trento peintes par Albrecht Dürer à la fin du XVe siècle.
Dans une proclamation des archives consulaires de Trento datée du 14 mai 1506 la tour est de nouveau nommée, et il semble que ce soit en 1506 même qu'on ait construit la partie supérieure, le cône vert. Elle fut rénovée au temps du prince-évêque Georg Hack von Themeswald, dont les armes se trouvent à l'intérieur ; une source écrite de la première moitié du XVIIe siècle dit qu'elle servait aussi de magasin à poudre, et la tour fut restaurée au milieu du XVIIIe siècle et à la fin du XIXe. Elle fut un point d'appui de l'enceinte qui dominait l'Adige jusqu'en 1858, année de l'achèvement des travaux de rectification du fleuve ; ensuite elle servit de poste de guet pour la limite nord de la ville et d'entrepôt pour le port fluvial. À l'origine elle était reliée au château du Buonconsiglio par un bras de muraille.
La visite
La tour est restée en excellent état, mais selon les sources consultées on ne peut pas la visiter à l'intérieur ; elle demeure un monument symbole de Trento à observer de l'extérieur, et pour d'éventuelles ouvertures il faut vérifier les informations à jour.
Le conseil de la rédaction
Regardez le cône vert au sommet, qui selon les sources date de 1506, puis les pierres à bossage de la base, que certains érudits jugeaient romaines ; rappelez-vous ensuite que la tour faisait partie de l'enceinte au-dessus de l'Adige, dont le cours fut rectifié par des travaux achevés en 1858.



