Ce palais fut bâti au début du vingtième siècle pour une famille d'industriels, et il abrite aujourd'hui deux musées qui d'ordinaire ne vont pas ensemble : celui des arts appliqués, c'est-à-dire des objets d'usage, et celui des monnaies. Il fait face aux musées municipaux et se trouve à quelques pas de la chapelle des Scrovegni, et c'est la partie de l'ensemble que presque personne ne visite.
À voir
Les arts appliqués, ce sont des céramiques, des verres, des ivoires, des tissus, des meubles, des bijoux et des objets quotidiens du moyen âge au vingtième siècle : assiettes, verres, coffres, éventails, boîtes. C'est le genre de collection qui raconte comment on vivait vraiment, et que les musées d'art relèguent d'ordinaire à la fin ou en réserve.
Le musée Bottacin naît en revanche du legs d'un commerçant qui, au dix-neuvième siècle, rassembla monnaies et médailles, et qui donna à la ville l'une des plus importantes collections numismatiques d'Italie, avec les tableaux qu'il avait achetés. Les monnaies se comptent par milliers, de l'Antiquité à l'époque moderne, et la collection est encore présentée selon le goût de son temps.
La visite
Le palais est corso Garibaldi, face aux musées des Eremitani, à cinq minutes de la chapelle des Scrovegni ; le billet est en principe celui, cumulatif, des musées municipaux. Une heure.
Le conseil de la rédaction
Faites-le après la chapelle des Scrovegni, quand vous êtes déjà dans le quartier et qu'il vous reste du temps : on passe des chefs-d'œuvre de Giotto aux boîtes à ouvrage, aux verres et aux monnaies. C'est une baisse de ton voulue, et elle rappelle que l'histoire d'une ville est faite aussi d'objets que personne ne signe.
