Les armes de Sant'Ilario dello Ionio ressemblent à deux blasons mis ensemble, celui des Carafa et l'ancien de Condojanni, et selon toute probabilité c'est exactement cela. Elles racontent comment est né le village : d'après la chronique du diocèse de Gerace, ce sont les Carafa de Roccella qui l'ont fondé à la fin du seizième siècle, et à la fin du dix-septième, ayant grandi vite, il s'est détaché de Condojanni pour devenir une commune à part. Condojanni en est aujourd'hui un hameau, avec le vieux château normand, et la commune est faite de trois agglomérations distinctes : le vieux bourg, le centre et la Marina. Le tremblement de terre de 1908 l'a presque entièrement rasé et il fut rebâti ; restent le palais Vitale, qui est la mairie, le palais Speziali Carbone et la villa Speziali, de la première moitié du dix-neuvième siècle.
La grande fête est celle de Sant'Ilarione Abate, le dernier dimanche d'octobre : une fête ancienne, qui tombait autrefois en même temps que la mise en perce du vin nouveau et l'abattage du cochon. Le Jeudi saint, l'église paroissiale dresse le Sépulcre et des centaines de personnes y viennent en pèlerinage. Deux autres rites, en revanche, n'existent plus, et ce sont les curés qui les ont arrêtés : l'affruntata du dimanche de Pâques, où saint Jean allait annoncer à la Madone que son fils était ressuscité et où, sur la place, on lui changeait son voile noir contre une étoffe bleue, fut supprimée à la fin des années soixante-dix comme païenne ; la procession de l'Addolorata du Vendredi saint, qui traversait le village dans un silence saisissant, a été abolie en 2011.