Avant qu'existent les mairies, les assemblées des villages se tenaient sur le parvis de l'église : c'était le seul espace plat, public et reconnu de tous. Un document de 1230 raconte qu'ici, devant cette église, les membres du parlement d'Apricale se réunirent et nommèrent le juge de paix. De ce parvis il ne reste aujourd'hui que des ruines.
À voir
Peu de chose, pour être honnête : quelques murs, qui ne se visitent pas. Mais les sources s'accordent à dire que ce fut la plus ancienne fondation religieuse du territoire, bâtie sans doute bien avant la naissance du bourg médiéval, et la première paroissiale des petits villages de la vallée.
Un document de 1166 la range parmi les dépendances du prieuré de Vintimille. Elle est nommée dans les statuts du treizième siècle d'Apricale, puis au seizième elle apparaît dans un acte pour réparer le toit qui fuyait, et elle est déjà abandonnée. La dernière nouvelle certaine est du dix-huitième siècle, quand un prieur fut nommé pour s'en occuper. Après, le silence.
La visite
Les vestiges sont à environ trois kilomètres du centre d'Apricale, le long de la route de Pigna ; il n'y a rien où entrer ni d'horaires, on voit le site de l'extérieur en passant. Dix minutes.
Le conseil de la rédaction
Faites ces trois kilomètres puis regardez en arrière vers Apricale, accrochée à son éperon. L'église la plus ancienne de la vallée n'est pas dans le village : elle est au milieu des champs, là où les gens habitaient avant. Au moyen âge les villages sont montés pour se défendre, et ils ont laissé leurs églises en bas, à tenir compagnie aux morts.
