L'oratoire de Nostra Signora di Castello est dans le centre historique de Savone, sur la piazza Sisto IV, à côté de l'hôtel de ville.
À voir
C'est le siège de la plus ancienne confrérie de Savone, de 1260, qui s'y installa après la démolition des édifices religieux de la colline du Priamar, où résidaient toutes les confréries savonaises, pour faire place à la forteresse génoise. À l'origine, l'oratoire fut construit derrière la cathédrale de Nostra Signora di Castello, d'où vient son titre. L'édifice actuel est la reconstruction, datable de 1755, d'un édifice du XVIe siècle en grande partie détruit par un incendie, comme le rappelle une inscription sur ardoise encore sur place ; au XIXe siècle, il fut incorporé aux nouveaux édifices civils, tel qu'on le voit aujourd'hui.
L'édifice a une nef unique à voûte en berceau et un presbytère semi-circulaire, décoré de stucs rococo de Giuseppe Petondi, simples et sobres ; les murs sont revêtus des stalles de bois des confrères. Sur l'autel, de 1920 environ, à la porte de tabernacle en argent repoussé, s'impose le grandiose polyptyque de Vincenzo Foppa et Ludovico Brea, de 1490, qui survécut à la destruction de l'ancienne cathédrale du Priamar ; de chaque côté deux petites loggias décorées par Agostino Ratti. Sur la contre-façade, une toile de la Madone de Miséricorde de Paolo Gerolamo Brusco et, derrière, l'orgue Agati de Pistoia, de 1863. Il y a aussi un prie-Dieu du XVIIe siècle finement sculpté, des reliquaires et le précieux Reliquaire de la Sainte Croix, en argent en partie doré, des orfèvres Giusti de Savone, de 1722, qui échappa aux pillages napoléoniens.
La visite
L'oratoire est sur la piazza Sisto IV, à côté de l'hôtel de ville, dans le centre historique de Savone. Les sources consultées ne donnent ni horaires ni modalités de visite : à vérifier.
Le conseil de la rédaction
Dans la traditionnelle procession du Vendredi saint, on porte à l'épaule trois caisses processionnelles : La Pietà de Stefano Murialdo (1833), La Descente de croix de Filippo Martinengo (1793) et le Christ mort sur la croix, de l'école romaine du milieu du XVIe siècle, donné par les Della Rovere en 1728.






