Si l'on fait venir Arluno d'Ara Lunae, l'autel de la Lune, c'est à cause de Filippo Argelati qui, en 1745, dans sa Bibliotheca scriptorum mediolanensium, latinisa ainsi le nom de l'historien Bernardino Arluno : c'est la toute première fois que cette forme apparaît, et elle plut beaucoup aux nobles de l'époque. Les armes communales, de gueules à un vol d'argent surmonté d'un croissant du même, reprennent en réalité celles de la famille de ce Bernardino, historien à la cour des Sforza, et ce sont des armes parlantes : ailes et lune, car dans le dialecte local ar veut dire ailes. Au dix-septième siècle la communauté en portait d'autres, parties de celles des Sormani et des marquis Pozzobonelli, qui tenaient le fief.
Dans le palais des Pozzobonelli, devenu ensuite Porro Lambertenghi, Silvio Pellico fut longtemps précepteur des fils du comte Luigi ; Giuseppe Parini venait se détendre à la villa Marliani. Cesare Castiglioni, fondateur de la Croix-Rouge italienne, y naquit en 1806. Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale, sur la piazza Pozzobonelli, on l'appelle Ceck : à l'inauguration, la mère de Francesco Mario Losa, tombé au Monte Grappa, reconnut son fils dans le visage de la statue et cria son nom en dialecte.