Le toit de la coupole est peint en vert émeraude et se repère de loin, avant même le clocher carré qui la flanque : trois niveaux, une horloge sur chaque face du dernier, et une cage en fer forgé où les clochettes sonnent les heures. San Francesco est l'église principale d'Agnone, et le couvent voisin abrite toujours l'ordre des frères mineurs conventuels.
À voir
La façade annonce peu de chose : une surface simple, une rosace tout aussi modeste. Ce qui retient, c'est l'ancien portail en arc brisé, la trace la plus nette de l'édifice gothique dont l'église est issue, avant que l'intérieur ne soit refait à la manière baroque. Le contraste est là, tout entier : dehors un mur presque nu, dedans l'abondance du XVIIe siècle. Le plan tient en une seule nef, et le regard monte presque aussitôt, car le plafond à caissons de bois consacre chaque compartiment à une scène du Nouveau Testament. L'autel est dédié à saint François d'Assise et conserve une copie du Crucifix de Saint-Damien.
Une partie du couvent subsiste, réduite aujourd'hui à un long cloître carré et à une petite place avec une fontaine de pierre. Les autres salles accueillent le Museo del libro permanente, qui conserve des incunables et des manuscrits médiévaux : une collection que l'on n'attend pas dans une ville de cette taille.
Le conseil de la rédaction
Entrez et restez quelques minutes au fond de la nef, la tête levée : les caissons se lisent mieux de là que depuis l'autel, où l'angle écrase les figures. Passez ensuite au cloître, où le bruit de la rue s'arrête net et où il ne reste que la fontaine. Si vous avez le temps, demandez le musée : les incunables et les manuscrits justifient à eux seuls de préparer la visite au lieu de s'arrêter au hasard.
