L'église de l'Assomption est le principal lieu de culte d'Ovada et donne sur la piazza Assunta, l'un des points focaux du marché bihebdomadaire, face au palazzo Borgatta, reconnaissable à son angle courbe parce qu'il fut bâti sur la tour de la Porte de Gênes. À la fin du dix-huitième siècle l'ancienne paroissiale San Bartolomeo ne suffisait plus à une population en croissance : en 1770 on décida d'en construire une plus grande.
À voir
Le projet revint à l'architecte de Côme Gio Antonio Delfrate, qui s'inspira de la basilique baroque Santa Maria delle Vigne de Gênes. Les travaux commencèrent en 1772 et s'achevèrent neuf ans plus tard, en 1781, mais la consécration n'eut lieu qu'en 1801, et avec elle la nouvelle dédicace à l'Assomption. Les deux clochers jumeaux, hauts de quarante-sept mètres, figuraient au projet d'origine mais furent bâtis à des décennies d'écart : celui de droite en 1808, celui de gauche en 1853.
La visite
À l'intérieur, le plan est en croix latine, trois nefs avec chapelles latérales, transept et abside profonde, sur soixante mètres de longueur. La voûte en berceau à lunettes de la nef centrale se trouve à vingt mètres du sol et est entièrement peinte de scènes de la vie de Marie, œuvre de Pietro Ivaldi, auteur de toutes les voûtes de l'église ; les nefs latérales sont séparées par des serliennes sur colonnes corinthiennes en stuc peintes en faux marbre. Le maître-autel néoclassique, en marbres polychromes, suit un dessin d'Alessandro Antonelli.
Le conseil de la rédaction
Les orgues sont deux et il vaut la peine de demander à voir les deux. Le grand, en contre-façade dans un buffet de bois sculpté et doré, fut construit en 1896 par Carlo Vegezzi-Bossi selon la réforme cécilienne, avec trente-trois registres. Le second se tient au sol dans l'abside, derrière l'autel : un petit instrument du facteur anglais William George Trice, fait pour accompagner les chants.
