En 1846, c'était un pré hors de Turin, avec quelques fermes et un hangar de bois loué par un prêtre sans argent qui y rassemblait les garçons de Porta Palazzo. Vingt ans plus tard, dans le même pré, don Bosco fit construire une basilique à coupole, et quand on lui demandait comment il avait payé, il répondait que la Madone s'était fait sa maison toute seule. Le sanctuaire de Maria Ausiliatrice fut ouvert le 9 juin 1868 sur un projet de l'ingénieur Antonio Spezia ; autour, le quartier de Valdocco a grandi jusqu'à devenir une petite ville salésienne d'écoles, de cours et de patronages.
À voir
Au-dessus du maître-autel se trouve le tableau que don Bosco commanda à Tommaso Lorenzone et qui fit le désespoir du peintre à cause de ses dimensions : une toile énorme, avec la Vierge en gloire, les apôtres et les évangélistes en dessous, et Turin au fond. Le peintre l'agrandissait sans cesse, le commanditaire en demandait toujours plus. Le reste de l'intérieur est de la fin du dix-neuvième siècle, revêtu de marbres polychromes par le successeur de don Bosco, Michele Rua, et agrandi dans les années trente, quand le fondateur fut proclamé saint et que l'église s'allongea pour contenir les pèlerins.
Dans la chapelle de droite se dresse l'urne de verre avec les restes de don Bosco ; non loin reposent d'autres saints de la famille salésienne, dont le garçon Domenico Savio, mort à quinze ans. Mais la partie qui reste en mémoire est derrière la basilique, dans la cour : la petite église de San Francesco di Sales, que les salésiens appellent leur Portioncule, et les restes du hangar Pinardi, l'abri où tout a commencé, aujourd'hui pris dans les portiques. Sur la petite église pend encore la cloche fondue par les frères Barigozzi, qui sonne l'angélus trois fois par jour.
La visite
Valdocco est à dix minutes à pied de Porta Palazzo et à un quart d'heure du centre ; la basilique est ouverte tous les jours avec de longs horaires et l'entrée est libre, le dimanche elle est occupée par les offices. Dans le même pâté de maisons se trouvent les chambres de don Bosco, visitables à leurs propres horaires, et le musée salésien. Une heure pour l'ensemble, davantage si l'on entre dans les cours.
Le conseil de la rédaction
Ne vous arrêtez pas à la basilique : demandez les chambres et montez. Ce sont trois petites pièces avec le lit, le bureau et le chapeau, laissées telles qu'elles étaient la nuit de janvier 1888 où don Bosco y mourut. De la fenêtre on voit la cour où jouaient les garçons, et c'est le seul endroit de Valdocco où l'on comprend que tout cela, une seule personne l'a monté.
