La synagogue de Florence se voit de loin à sa coupole de cuivre verte, et de près elle surprend car elle est bâtie en style mauresque, avec ses arcs, ses bandes de pierre blanche et rose et ses décors géométriques. Elle fut voulue à la fin du dix-neuvième siècle, quand les juifs italiens étaient devenus des citoyens comme les autres et pouvaient enfin construire un temple grand et visible. Dedans se trouve le musée de la communauté.
À voir
Le musée, ouvert en 1981, occupe deux étages du bâtiment et raconte l'histoire des juifs florentins : les premiers établissements, le ghetto institué au seizième siècle par le grand-duc et démoli quand Florence devint capitale, l'émancipation, les lois raciales, la déportation, le retour. Il y a des photographies, des films, des documents et des objets d'usage quotidien.
L'autre partie est faite d'argenterie, de textiles et d'objets rituels : couronnes et fleurons pour les rouleaux de la Torah, lampes, rideaux brodés, dont certains remontent au seizième et au dix-septième siècle. Ce sont des travaux d'artisans italiens, et ils montrent à quel point les communautés juives étaient dans la culture artistique du pays.
La visite
La synagogue est via Farini, dans le quartier de Sant'Ambrogio, à dix minutes à pied du Dôme ; entrée payante, comprenant la synagogue et le musée, fermeture le samedi et les fêtes juives, avec contrôles de sécurité à l'entrée. Une heure.
Le conseil de la rédaction
En 1944 les Allemands en retraite minèrent la synagogue pour la faire sauter : l'édifice fut endommagé mais non détruit. Puis, en mille neuf cent soixante-six, la crue de l'Arno inonda ce quartier et abîma livres et mobilier. Regardez les murs : les traces de ces deux dates y sont encore, et le guide vous montre où.
