Le nom vient des Lombards et signifie, à peu près, hommes en armes: un établissement de gens armés, posé là où les rivières Orta et Orfento se rejoignent, sur les pentes nord-occidentales de la Majella. L'autre chose pour laquelle le village est connu apparaît en revanche dans une chronique médiévale, le Chronicon Casauriense, sous la définition d'«eaux putrides»: c'est la première mention des sources sulfureuses de la zone, et celui qui les a baptisées ainsi s'en tenait manifestement à l'odeur. Entre-temps le village suivait le sort du Royaume des Deux-Siciles comme fief des d'Aquino, encaissait le tremblement de terre de 1706 et rebâtissait ses palais; l'établissement thermal arriva en 1901, et c'est seulement en 1960 que la commune ajouta Terme à son nom, pour se distinguer des homonymes dispersés dans toute l'Italie. Le château, lui, n'existe plus: endommagé par le séisme de 1933, il fut démoli pendant les années fascistes, et il en reste aujourd'hui les soubassements. Pendant la Seconde Guerre mondiale Caramanico se retrouva du côté allemand de la ligne Gustav.
Hors du bourg, vers la limite de Salle, se dresse une église romane dédiée à Thomas Becket, élevée sur une pieve déjà citée au neuvième siècle. Elle a trois nefs et trois niveaux de sol différents, une petite crypte avec un puits d'eau de source, et en façade quatre demi-colonnes qui sont le reste d'un portique jamais construit. Sur le linteau du portail central se tient un haut-relief des douze apôtres avec le Christ en trône, d'une qualité inhabituelle pour l'époque, avec l'année 1118 inscrite en bas. À l'intérieur, parmi les colonnes composites et les colonnes carrées, il y en a une mince et monolithique à chapiteau corinthien qu'on appelle colonne sainte: les fidèles en détachaient des fragments, leur attribuant des propriétés thaumaturgiques. Tout le territoire communal est dans le parc national de la Majella, et la vallée de l'Orfento était zone protégée avant même le parc; au sommet, où la cascade de la Sfischia donne naissance au cours d'eau, la réserve est intégrale et l'homme n'y entre pas.