C'est une église que l'on découvre seulement en entrant dans le quartier : petite, serrée entre les autres bâtiments du couvent Saint-François, ouverte sur une placette du secteur Sant'Anna, avec des éléments architecturaux et décoratifs d'inspiration néogothique. Elle fut construite entre la fin du XIXe et les premières années du XXe siècle, dans les décennies mêmes où Diano Marina se relevait du séisme et du raz-de-marée du 23 février 1887.
À voir
Le néogothique, à Diano Marina, fait exception. Les autres églises racontent d'autres époques : la nef de la fin de l'époque romane des Santi Nazario e Celso, dans la zone archéologique de Prato Fiorito ; l'oratoire de la Santissima Annunziata près du port, sans doute d'origine médiévale, avec les fresques de Tommaso et Matteo Biazaci da Busca ; l'église paroissiale Sant'Antonio, reconstruite entre 1862 et 1865 sur le front de mer. Le Sacro Cuore relève au contraire du goût européen de la fin du siècle, celui qui remit les formes gothiques en circulation.
L'église fait partie d'un ensemble conventuel et elle est desservie par les Sœurs franciscaines missionnaires du Cœur Immaculé de Marie. Ses dimensions modestes et sa position en retrait entre les immeubles font partie de son caractère : non pas un édifice d'apparat face à la mer, mais une église de quartier, bâtie pour les gens qui ont grandi autour d'elle.
La visite
Nous sommes dans le centre, via Martino, à quelques minutes du front de mer et de la gare : la ligne Gênes-Vintimille a ouvert son arrêt ici le 25 janvier 1872 et a amené à Diano Marina d'abord un tourisme choisi, puis les vacances de masse des années cinquante et soixante. Le Sacro Cuore est un lieu de culte en activité, sans horaires de musée : mieux vaut passer aux abords des offices, sans visiter pendant leur déroulement. La placette devant l'église est le seul espace libre d'où l'on embrasse toute la façade.
Le conseil de la rédaction
Nous associons la visite à une promenade jusqu'au Palazzo del Parco, à quelques rues : il abrite la bibliothèque municipale Angiolo Silvio Novaro et le musée municipal, dont la section archéologique expose les trouvailles recueillies entre Capo Berta et Capo Cervo, où se trouvait la station romaine de Lucus Bormani. Et si vous êtes à Diano Marina pour la Fête-Dieu, cherchez l'Infiorata : la première édition remonte à 1963 et des tapis de pétales recouvrent les rues du centre ancien.
