Pendant quelques années, une commune entière a porté le nom de cette église. Après la chute de la République de Gênes, la nouvelle municipalité entrée le 2 décembre 1797 dans le département du Letimbro s'appela San Giovanni d'Andora, nom hérité de l'ancienne pieve homonyme; ce n'est qu'avec l'annexion au Premier Empire français, dans le département de Montenotte, que le territoire retrouva le nom d'Andora. L'église paroissiale qui avait prêté ce nom remonte au XVe siècle et conserve à côté d'elle son presbytère.
À voir
L'église San Giovanni Battista se dresse sur la rive droite de la Merula, non loin du pont médiéval, dans le noyau que les habitants d'Andora tiennent pour le plus ancien de la commune. Le bâti est celui du XVe siècle, le presbytère accolé: un ensemble paroissial de campagne, non une église de ville.
À quelques pas se trouve le pont sur le torrent Merula: dix arches, dont trois en dos d'âne. On l'appelle pont romain, mais il fut construit au Moyen Âge sur une structure préexistante, et il desservait la route qui montait du hameau de Colla Micheri au château des Clavesana. En remontant le versant, on atteint la borgata Confredi, un bloc de maisons anciennes bâties pour loger ceux qui travaillaient les terrasses d'oliviers des environs.
La visite
San Giovanni, c'est l'arrière-pays, pas la plage: on quitte Marina di Andora et l'on remonte de quelques kilomètres la plaine de la Merula. Le hameau comprend les localités mineures de Canossi, Confredi, Gumbasso et Stampino, toutes à distance de marche. L'église étant une paroissiale en service, les horaires d'ouverture suivent ceux des offices; le parvis, le pont et les vieilles maisons se regardent à toute heure.
Le conseil de la rédaction
Venez le 24 juin si vous le pouvez. Pour la Saint-Jean-Baptiste, le hameau organise sa fête patronale avec une sagra sur les terrains de l'église: longues tablées en plein air, nourriture et vin, et la recette qui reste à la communauté. Sinon, le tracé de l'ancienne route médiévale vers Cervo part toujours d'ici: on marche entre les oliviers et l'on comprend, mieux que par n'importe quel panneau, pourquoi le village est né là-haut et non au bord de l'eau.
