En 1822 un curé décrivit cette église dans un rapport officiel et ne se retint pas : elle est sur une haute montagne, écrivit-il, incommode à atteindre pour le peuple et pour le curé lui-même, dans un air plus que salubre et exposée à la foudre. Puis il ajouta que l'humidité du vent de mer n'arrange rien. C'est le portrait le plus honnête qu'un prêtre ait jamais fait de sa propre paroisse.
À voir
L'édifice se dresse sur une colline détachée du reste de Beverone et fut bâti, à une date inconnue, sur les restes d'un fortin médiéval : la position fut militaire avant d'être religieuse. Elle appartenait à la rectorie de Stadomelli et en fut détachée dans la seconde moitié du seizième siècle, quand un visiteur apostolique nota l'état de négligence dans lequel il la trouva.
Dans le même rapport du dix-neuvième siècle on lit que le seul autel, hormis le maître-autel, était celui du Rosaire, sans dotation, tenu décent par les fabriciens avec quelques aumônes. Au village il y avait aussi un petit séminaire, logé dans l'oratoire de Sant'Andrea et dirigé par le curé : en 1810 il comptait douze élèves, six de théologie et six de belles-lettres.
La visite
L'église est au hameau de Beverone, en haute val di Vara, et l'on y accède par des routes étroites ; c'est une paroissiale et elle ouvre pour les offices. Vingt minutes, plus la montée.
Le conseil de la rédaction
Sur le parvis devant l'église il y a deux citernes profondes. Elles ne servaient pas à l'eau : on y enterrait les morts, et on ne cessa qu'en 1810, peu après que l'édit de Saint-Cloud eut imposé de porter les cimetières hors des agglomérations. Elles sont là, sous vos pieds, et aucun panneau ne vous le dit.
