Le château se dresse sur les collines derrière Busca, dans le parc qui porte le même nom. Il fut construit à partir de 1831 par volonté du marquis Roberto Taparelli d'Azeglio, frère de Massimo, et de son épouse Costanza Alfieri di Sostegno, qui l'utilisèrent jusqu'en 1862 comme résidence d'été et d'automne. Le nom vient des roccoli, ces filets dont on se servait pour capturer les oiseaux.
À voir
C'est un morceau de revival néomédiéval, et le style naît de la rencontre entre la cour de Savoie et la culture anglophile des marquis. Parmi les arbres surgit la tour aux merlons gibelins ; la cour intérieure est ornée de terre cuite à éléments mauresques. La façade principale, prise entre deux tours circulaires, rappelle les demeures néogothiques anglaises, et un escalier à double volée conduit aux intérieurs, où dominent les décors en trompe-l'oeil et en stuc, les vues de paysage et les verres colorés sertis de plomb. La plupart des meubles viennent de l'atelier de l'ébéniste Gabriele Capello. Dans la chapelle voisine se trouvent des stalles de chœur du seizième siècle, achetées par la marquise à la chapelle marquisale de Revello.
La visite
Le parc est la moitié du lieu et mérite le temps qu'on lui donne : cinquante hectares avec chêne vert, tulipier, hêtre pourpre, osmanthe et laurier-cerise, puis érables, tilleuls, marronniers et ifs. Derrière le château s'étend un jardin romantique, devant une série de terrasses dessine un jardin classique. Il y a un lac, une serre vitrée construite entre 1846 et 1850, et toute une suite de grottes, cascades, ponts, fontaines, balustrades et niches.
Le conseil de la rédaction
Parmi les hôtes passés ici figurent Silvio Pellico, Cavour, le roi Umberto I, la reine Marguerite et deux premiers ministres anglais, Palmerston et Gladstone. Le garder en tête aide à lire l'édifice : ce n'était ni une forteresse ni une villa de campagne quelconque, mais le lieu où une partie de la classe dirigeante savoyarde venait passer l'automne et parler.
