L'église Maria Santissima della Catena, appelée aussi église de l'Addoloratella, se dresse piazza Garibaldi à Cefalù, à l'endroit même où fut fusillé le patriote Salvatore Spinuzza et à quelques pas de l'ancienne Porta Reale, démolie en 1787. Achevé en 1780 par la famille Legambi, l'édifice remplit un rôle cérémoniel de premier plan : situé près de l'entrée principale de la ville, il accueille traditionnellement les évêques de Cefalù, qui y revêtent les ornements sacrés avant d'entamer la procession solennelle d'entrée dans le diocèse.
À voir
La façade extérieure est en tuf jaune et se distingue par sa loggia d'entrée, marquée par un large arc en plein cintre porté par des paires de piliers à chapiteaux ioniques. De part et d'autre de l'arc s'ouvrent des niches qui abritent des statues décoratives ; une niche supérieure, placée entre deux fenêtres, renferme la statue de la Vierge. Pour franchir le portail, tu dois monter les marches installées à l'intérieur de la loggia. À l'extérieur, le clocher attire l'œil : sa base englobe les vestiges d'anciens murs mégalithiques et, en 1881, la tourelle fut surélevée d'un niveau pour y loger deux horloges, dont la sonnerie utilise deux cloches venues du couvent de Santa Caterina. L'intérieur ne compte qu'une seule nef, éclairée par la façade et par le côté sud. Parmi les témoignages historiques figurent l'autel de 1902 avec la statue de sainte Marie de la Chaîne, élevé en mémoire d'un miracle survenu à Palerme à la fin du XIVe siècle, et les traces du patronage de la famille D'Anna et de Pietro Legambi, qui fonda ici en 1790 le collegino dell'Addolorata.
La visite
L'édifice a fait l'objet d'une restauration complète en 2008 et reste aujourd'hui lié aux principales cérémonies du chapitre épiscopal de la ville.
Le conseil de la rédaction
Regarde attentivement le soubassement du clocher : la maçonnerie du XVIIIe siècle repose directement sur les blocs équarris des murs mégalithiques antérieurs.
