Au sixième siècle avant notre ère, un roi des Peuketiantes, le peuple lucanien installé dans cette partie de la vallée du Platano, fut enterré avec un armement de type grec: casque, bouclier, épée et pointe de lance. Le mobilier funéraire comprenait aussi des céramiques et un chaudron décorés d'histoires d'Héraclès, de Dionysos et de Thésée. La tombe a été mise au jour au lieu-dit Santissima Concezione et forme le cœur de l'Archeoparco del Basileus, aménagé un peu plus loin, au lieu-dit Toppo Sant'Antonio.
À voir
On ne traverse pas l'aire archéologique dans le silence d'un musée: le parcours mise sur le jeu, avec des installations scénographiques, des musiques d'accompagnement, des énigmes et des jeux, et il reconstitue, à côté des fouilles, des moments de la vie quotidienne sur deux siècles d'histoire lucanienne. Autour s'étend une aire verte aménagée.
Des armes grecques dans la tombe d'un roi lucanien n'ont rien d'étrange. L'habitat antique qui correspond à l'actuelle Baragiano occupait un plateau entre deux affluents du Platano, en position stratégique entre les territoires de plusieurs tribus lucaniennes et au croisement des voies commerciales: par les vallées fluviales passaient les contacts avec la côte ionienne, avec Siris et Métaponte, et avec les populations grecques et étrusques du versant tyrrhénien.
La visite
Le dispositif s'adresse d'abord aux écoliers, ce qui explique le ton du parcours: des énigmes à résoudre, des musiques, des scènes reconstituées. Ceux qui viennent sans enfants feront quand même le tour complet, car c'est la partie jouée qui restitue le contexte que la tombe seule n'explique pas. Les ouvertures et les visites guidées se vérifient à l'avance sur archeoparco.it.
Le conseil de la rédaction
Regardez le chaudron et les céramiques du mobilier avant les armes: Héraclès, Dionysos et Thésée déposés dans la tombe d'un roi lucanien disent d'un coup jusqu'où remontaient, depuis la côte vers l'intérieur, les marchandises et les récits.
