Autrefois, une balance était fixée au mur de la chapelle, deux plateaux de bois et rien d'autre: celui qui se recommandait à saint Roch montait sur un plateau et donnait au curé autant de blé qu'il pesait. La balance a disparu, le récit non, et c'est le chemin le plus court pour comprendre ce que ce petit édifice représente pour Baragiano. C'est l'église du patron du village, élevée sans doute au seizième siècle, quand la dévotion à Roch de Montpellier s'est répandue dans le sud de l'Italie à la suite des épidémies de peste.
À voir
La façade tient en une seule ligne: un fronton en parapet surmonté d'un clocher-mur en pierre, sans autre ornement. La seule couleur vient du panneau de céramique placé entre le portail et la corniche, qui représente le saint français. À côté de lui, le chien tient dans sa gueule le morceau de pain pris à la table de Gottardo Pallastrelli; selon le récit hagiographique, c'est ce pain qui nourrit Roch pendant sa maladie, et l'animal n'apparaît dans les images du saint qu'à partir du quinzième et du seizième siècle.
À l'intérieur, l'espace est réduit à l'essentiel: une salle rectangulaire qui communique avec le presbytère par un unique arc central. Cinq statues en bois y sont conservées.
La visite
La chapelle se visite en quelques minutes et il vaut mieux commencer dehors, en reculant de quelques pas pour lire ensemble le fronton, le clocher-mur et la céramique, ce que l'entrée ne permet pas. Le jour où tout le village tourne autour d'elle est le 16 août, fête de saint Roch.
Le conseil de la rédaction
Sur la céramique, cherchez d'abord le pain dans la gueule du chien plutôt que le saint: c'est ce détail, et non le manteau de pèlerin, qui dit à quelle époque du culte appartient l'image. Imaginez ensuite le mur avec la balance accrochée et le blé compté au poids des personnes.
