Le nom vient de pesclum, qui en latin médiéval est le bloc de pierre, le rocher: le château s'élevait sur une échine de roche et en tira son nom. Dans les documents la forme change sans cesse — Pesco, Piesco, Lo Pesco — jusqu'à ce que, sous la seigneurie normande de la famille della Marra, le village s'appelle Pesco della Marra. Puis un scribe peu expert transcrit de travers, et de cette faute d'orthographe naît Pescolamazza. Le village s'est appelé ainsi, avec le nom de ses seigneurs estropié, pendant la plus grande partie de son histoire; ce n'est qu'au vingtième siècle qu'il a repris le nom ancien et est devenu Pesco Sannita. Le nom qu'il a porté le plus longtemps était la méprise de quelqu'un.
Le château, en revanche, personne ne le prit. Vers 1120 Rainolfo, comte d'Avellino et d'Airola, entra dans le comté d'Ariano pour en dévaster les châteaux, mais arrivé aux confins de Pesclum, tenu par Gerardo della Marra, il rebroussa chemin sans combattre. La source trouve la chose étrange et tente de l'expliquer: Rainolfo avait rassemblé environ quatre cents chevaliers et beaucoup de fantassins, et non pour une démonstration; c'est probablement la solidité des fortifications qui le dissuada d'un siège. Et en se retirant il ne brûla ni champs ni bois, ce qui était la pratique habituelle — signe que ruiner les campagnes de Pesco n'aurait pas lésé les seuls intérêts normands. D'où le soupçon que ce château était une forteresse normande avancée en territoire bénéventin. En 1132 le nouveau connétable de Bénévent recommença: il détruisit Farnitum, aujourd'hui Fragneto l'Abate, puis assaillit Pesclum, et de nouveau la résistance de Roberto della Marra et l'inexpugnabilité du lieu renvoyèrent les assaillants à Bénévent. Ensuite, pendant quatre siècles, le fief fut acheté, vendu et engagé presque toujours avec Pietrelcina, les prix notés un à un: le duc de San Teodoro, par exemple, paya vingt mille deux cents ducats pour en être investi et revendit les trois fiefs quelques mois plus tard pour soixante-quinze mille.