Que voir · Castellammare di Stabia

Autres lieux d'intérêt

  • Arco di San Catello

    L'Arc de San Catello est un monument de Castellammare di Stabia, à l'emplacement d'une ancienne porte de la ville. De l'arc, vestige de l'ancienne enceinte, une puissante statue du saint, copatron de la ville, regarde d'en haut.

    À voir

    À l'emplacement de l'arc se trouvait, dès le XIVe siècle, une des portes de la ville, la porte du Quartuccio. Cette porte, avec la muraille défensive, fut en partie démolie, devenue inutile, vers 1790. En 1819, Vincenzo Vingiani demanda la démolition définitive de l'arc restant, pour agrandir son palais, mais Saverio Scelzo, premier propriétaire du palais voisin appelé ensuite Martingano, s'y opposa vivement et obtint l'intervention personnelle de l'Intendant de la Province, qui empêcha le projet.

    Il resta donc un arc de maçonnerie, sur lequel, après une demande de 1840 de Gaetano Martingano, propriétaire de l'immeuble voisin, fut placée la statue de saint Catello. En 1995, la zone a été restaurée et l'administration communale a apposé une plaque, composée par le professeur Pippo D'Angelo.

    La visite

    L'arc est à Castellammare di Stabia, à l'emplacement de la porte du Quartuccio, à côté du palais dit Martingano. Les sources consultées n'indiquent ni la rue ni d'autres modalités de visite : à vérifier sur place.

    Le conseil de la rédaction

    La plaque de 1995 rappelle qu'ici se trouvait l'ancienne porte marine du Quartuccio, du XIVe siècle, où tous les chariots entrant en ville payaient la gabelle du Quartuccio ; elle dit qu'elle fut en partie démolie vers 1790 puis reconstruite par la commune en 1819.

  • Grotta di San Biagio

    La grotte de San Biagio, dite aussi hypogée des saints Jason et Maur, est une cavité de tuf de Castellammare di Stabia qui fut cimetière paléochrétien, oratoire bénédictin et église catholique, peut-être après avoir été un temple païen ; elle conserve un cycle de fresques de style byzantin et lombard.

    À voir

    Pour construire les villas romaines de l'antique Stabies, on commença probablement à extraire du tuf au pied de la colline de Varano, formant cinq cavités ; l'une d'elles, appelée ensuite grotte de San Biagio, eut dès l'époque romaine un autre rôle. Selon le patricien du XVIIe siècle Rosania, elle aurait été un temple de Pluton avec un oracle, mais les éléments sûrs manquent ; il est cependant possible que ce fût un temple païen, car avec l'arrivée des bénédictins, de tels lieux étaient souvent consacrés à saint Michel. Entre le Ve et le VIIe siècle, elle devint un cimetière paléochrétien, peut-être d'une famille noble possédant une villa sur le territoire de Stabies, et un premier cycle de peintures y fut exécuté. Avec l'arrivée des bénédictins, entre le VIe et le VIIIe siècle, elle fut transformée en oratoire avec le culte de saint Michel ; un moine français, Bernard, revenant en 870 d'un voyage en Terre sainte, visita la grotte, la décrivant si profonde et obscure qu'il fallait des torches. Entre le Xe et le XIe siècle, elle fut renforcée par des arcs, les galeries latérales furent fermées et un nouveau cycle de peintures fut exécuté ; entre le XIe et le XIIe siècle, selon monseigneur Francesco Di Capua, elle fut consacrée aux saints Jason et Maur, frères martyrisés au IIIe siècle, et devint but de processions. Le nom de Jason ne fut plus employé et fut interprété, à tort, comme Blaise ; au XVIIe siècle, la grotte fut confiée aux cardeurs de laine, qui avaient saint Blaise pour protecteur. Une croyance populaire y voyait le lieu d'un trésor caché : les structures, les fresques et les tombes furent défigurées et en 1695 l'évêque Annibale di Pietropaolo la fit fermer. Au XIXe siècle, elle servit de dépôt de poudre à canon ; les premières recherches systématiques, en 1950, furent celles de Libero D'Orsi, qui trouva des sépultures chrétiennes couvertes de tuiles romaines et paléochrétiennes.

    La grotte est au pied de la colline de Varano, sous la villa romaine dite d'Ariane ; dans l'Antiquité, elle donnait sur la route qui reliait Stabies à Nocera. Une gravure de 1750 de Pio Tommaso Milante la montre telle qu'elle devait se présenter au milieu du XVIIIe siècle : voûte en berceau, autel au fond, trois autels de chaque côté, entrée en arc et un banc, le tout en opus reticulatum. Aujourd'hui, elle est à cinq mètres sous le niveau de la rue, longue de trente-trois mètres et large de trois, et se divise en atrium, nef et abside ; l'atrium, soutenu par des arcs de tuf, a de petites niches dans les murs, peut-être pour des lampes ou des objets funéraires, et des traces de fresques de style giottesque à thèmes franciscains.

    La visite

    La grotte de San Biagio est au pied de la colline de Varano, à Castellammare di Stabia, sous la villa romaine dite d'Ariane. Les sources consultées ne donnent ni horaires ni modalités de visite : à vérifier.

    Le conseil de la rédaction

    En 2007, lors des travaux de nettoyage, furent trouvés des fragments d'une statue, peut-être de saint Blaise, ensuite reconstitués et exposés au Museo diocesano sorrentino-stabiese ; en 1970, quatre autres grottes furent repérées à l'extérieur, jamais explorées et murées au ciment.

Visites et expériences à Castellammare di Stabia

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