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🖼️ Musées

Pinacoteca di Brera

📍 Milano, Lombardie · 82/100

La Pinacoteca di Brera occupe le palais du même nom, l’un des plus vastes ensembles de Milan avec plus de 24 000 mètres carrés, né d’un ancien couvent des Humiliés passé en 1571 aux jésuites, reconstruit sur un projet de Francesco Maria Richini et achevé en 1776 par Giuseppe Piermarini. C’est un musée né de l’âge napoléonien : avec la suppression des églises et des couvents, on décida de réunir à Milan l’abrégé de la production artistique du royaume d’Italie, et la « Reale Pinacoteca » fut inaugurée le 15 août 1809, jour anniversaire de Napoléon ; l’ouverture effective des galeries suivit le 20 avril 1810.

Le palais reste une ruche d’institutions : outre la Pinacothèque, il abrite l’Académie des beaux-arts fondée par Marie-Thérèse d’Autriche en 1776, la Bibliothèque nationale Braidense, le Jardin botanique et l’Observatoire astronomique où Giovanni Schiaparelli travailla quarante ans. Dans la cour à portiques trône le Monument à Napoléon Ier conçu par Antonio Canova.

À voir

La collection est spécialisée dans la peinture vénitienne et lombarde, avec des noyaux essentiels de Bellini, Mantegna, Carpaccio, Titien, Véronèse et Tintoret, entrés dès l’époque napoléonienne. Le Mariage de la Vierge de Raphaël fut le tableau clé de la première collection ; le Souper à Emmaüs du Caravage est arrivé, lui, grâce aux Amici di Brera, l’association née en 1926. Le parcours va aujourd’hui jusqu’au XXe siècle avec les collections Jesi et Vitali, et depuis 2024 l’aile d’art moderne est présentée au Palazzo Citterio voisin : l’aboutissement de la « Grande Brera » que le surintendant Franco Russoli proposait depuis les années soixante-dix.

La visite

Les salles portent aussi les marques de l’histoire récente : en 1943, les bombardements firent s’effondrer les voûtes de vingt-six salles sur trente-quatre, alors que les œuvres avaient été mises à l’abri par la directrice Fernanda Wittgens ; la renaissance, engagée en février 1946, doit beaucoup aux financements de familles milanaises comme les Bernocchi. Depuis 2001, le cycle « Brera Mai Vista » propose tous les trois mois de petites expositions d’œuvres restaurées venues des réserves du musée.

Le conseil de la rédaction

Arrête-toi dans la cour devant le Napoléon de Canova avant de monter et, si tu manques de temps, va droit au Mariage de la Vierge de Raphaël et au Souper à Emmaüs du Caravage, les deux tableaux autour desquels tourne l’histoire du musée. S’il t’en reste, ajoute le Jardin botanique derrière le palais et le nouvel accrochage du Palazzo Citterio : ensemble, ils montrent ce que « Grande Brera » veut vraiment dire.

Sur place : visites, billets et expériences

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