Dans cette maison Camillo Benso de Cavour naquit en 1810 et mourut en 1861 : la même porte, la même adresse, et entre les deux l'unité de l'Italie. Le palais avait été bâti pour son arrière-grand-père à partir de 1729, sur une demeure familiale plus ancienne, par l'architecte Gian Giacomo Plantery.
À voir
L'édifice s'organise autour de deux cours, celle d'honneur et celle de service, avec un vestibule décoré de stucs. L'escalier d'honneur en est la partie la plus curieuse : au lieu de se tenir à l'intérieur il est adossé à la façade, sans doute pour laisser plus de pièces exposées au sud, et sa voûte fut peinte au dix-neuvième siècle. À l'étage noble, deux salons répondent au vestibule.
Dans l'angle vers la via Lagrange subsistent les salles revêtues de bois sculpté et doré, décorées au milieu du dix-huitième siècle sur un dessin de Benedetto Alfieri. Quelques années plus tôt le palais avait été agrandi pour y ménager des appartements de rapport : une famille aristocratique qui tire un revenu de ses murs, chose plus commune qu'on ne croit. En 1847 y naquit le journal appelé Il Risorgimento.
La visite
Le palais est via Cavour, à dix minutes de la piazza Castello ; il abrite des bureaux et des espaces d'exposition, on le visite donc lors des expositions ou des initiatives, tandis que la cour et le vestibule se traversent plus facilement. Une demi-heure.
Le conseil de la rédaction
Lisez la plaque sur le mur, avec ses deux dates : naissance et mort dans le même bâtiment. En cinquante ans cet homme a changé la carte de l'Europe, et il a commencé et fini dans la même pièce. Peu de biographies tiennent entières dans une adresse, et celle-ci en est une.
