Le 26 octobre 1853, le baron Enrico Pirajno di Mandralisca rédigea le testament par lequel il destinait sa demeure de Cefalù et tout son cabinet de collections à la création d'une institution éducative pour ses concitoyens. Seul musée de la petite ville sicilienne, le Museo Mandralisca occupe la maison d'origine du fondateur et conserve un patrimoine pluridisciplinaire né pour combattre l'analphabétisme de l'époque par la culture.
À voir
Les salles d'exposition reflètent les intérêts variés du baron Mandralisca et mêlent œuvres d'art, vestiges archéologiques, pièces numismatiques, instruments scientifiques, mobilier et une collection malacologique d'environ 2000 spécimens réorganisée en 1976. La pièce la plus célèbre de la pinacothèque est le tableau attribué à Antonello da Messina, protégé au titre des monuments depuis 1916 et au centre du roman Il sorriso dell'ignoto marinaio de Vincenzo Consolo. Parmi les objets antiques se détache le cratère en cloche de style campanien représentant un vieux vendeur de thon, lui aussi protégé depuis 1916, auquel s'ajoutent deux sarcophages d'époque hellénistique exposés depuis 1977 et une mosaïque romaine découverte en ville en 1933. La collection numismatique compte 2526 monnaies, disposées dans les vitrines entre 1925 et 1926. Au rez-de-chaussée se trouve le magasin à huile de la famille Mandralisca, restauré et inauguré en 1997, où l'on voit encore les grandes jarres à demi enterrées d'origine. Le bâtiment abrite en outre la bibliothèque de la fondation, qui conserve des volumes précieux, dont un portulan de 1643.
La visite
Le parcours se déroule à l'intérieur du palais baronnial, agrandi en 1939 par l'achat de l'immeuble voisin et restructuré sur un projet de l'architecte Pasquale Culotta à partir de 1981. Outre les sections muséales et la bibliothèque historique ouverte au public, l'édifice enregistre une moyenne d'environ vingt mille visiteurs par an. En été, la rue devant la structure accueille des manifestations culturelles et des expositions de tableaux contemporains.
Le conseil de la rédaction
Pendant la visite, ne t'arrête pas à la pinacothèque : descends au rez-de-chaussée pour observer le magasin à huile de la famille Mandralisca, inauguré en 1997, avec ses jarres à demi enterrées qui servaient à conserver les réserves du baron.
