La basilique Santa Croce est le principal lieu de culte catholique de Torre del Greco, dans l'archidiocèse de Naples : construite au début du XVIe siècle, elle est le cœur religieux de la ville et conserve les restes de San Vincenzo Romano.
À voir
La façade, précédée d'un large escalier, est divisée en deux ordres : l'inférieur a six colonnes à chapiteaux corinthiens et, dans deux niches, les statues en stuc de sainte Hélène et de San Gennaro, réalisées en 1858 par B. Calì ; l'ordre supérieur, allégé par une large fenêtre, se termine par un fronton. L'intérieur, entièrement en stuc blanc, est en croix latine avec trois nefs sur cinq travées, une voûte en berceau sur la nef centrale et une coupole à caissons sur la croisée. Sur le maître-autel se trouve une toile de R. Ciappa de 1825 représentant l'invention de la croix ; sous l'autel, dans une urne de bronze dessinée par Antonio Mennella, reposent les restes de San Vincenzo Romano, curé de Santa Croce de 1795 à 1831 et canonisé en 2018. Dans le transept se trouvent l'autel du Sacré-Cœur, en marbres polychromes incrustés du milieu du XVIIe siècle, apporté de Naples au début du XIXe siècle depuis l'église San Domenico Soriano, alors supprimée, et celui de San Gennaro, patron de la ville depuis la fin du XVIIe siècle. Dans la première travée du bas-côté gauche se trouvent les monumentaux fonts baptismaux de 1883, dont le bassin en brèche du Gargano fut offert par Ferdinand IV, prélevé sur les collections royales napolitaines.
La basilique remplaça l'ancienne église mère médiévale de Santa Maria Maggiore, dite Santa Maria dell'Ospedale. Une légende veut que les fonds soient venus de dons laissés par les citoyens dans des barils au pied d'une croix, mais le titre vient en réalité de la relique de la Vraie Croix que possède l'église. Par la bulle du pape Léon X de 1517 elle fut déclarée Regia Estaurita sous le patronage de l'ancienne Université de Torre del Greco, et aux XVIIe et XVIIIe siècles elle fut embellie par des artistes comme Cosimo Fanzago, Lorenzo Vaccaro, Luca Giordano et Francesco Solimena. L'éruption du Vésuve du 15 juin 1794 détruisit une grande partie de la ville : la coulée de lave, arrivée jusqu'à la mer, fit s'effondrer l'église et ensevelit le premier ordre du clocher. San Vincenzo Romano en promut la reconstruction, commencée en 1795 et conclue par la consécration en 1827, sur un projet néoclassique de l'architecte Ignazio di Nardo. La tradition raconte que des événements miraculeux l'accompagnèrent, dont l'arrivée d'un mystérieux navire de Libye chargé de bois offert gratuitement pour les fermes de la toiture. L'église fut visitée par le pape Pie IX en 1849 et par Jean-Paul II en 1990, et en 1958 elle fut élevée au rang de basilique mineure.
La visite
La basilique se dresse dans le centre historique de Torre del Greco, qui s'est développé autour de l'église et de la grande place devant elle. Horaires d'ouverture et des célébrations sont à vérifier auprès de la paroisse.
Le conseil de la rédaction
Entrez dans la chapelle de l'Addolorata : sur ses parois latérales sont gravés les noms de tous les habitants de Torre del Greco victimes de la Seconde Guerre mondiale.


