En 1797, le général français Sextius Alexandre François de Miollis lance la transformation de l'anse marécageuse de l'ancona di Sant'Agnese en un vaste espace vert dédié au poète latin Virgile. À l'époque des Gonzague, le bassin abritait le port du monastère de Sant'Agnese, traversé par un remblai qui portait l'église de Santa Maria dell'Argine. Comblée peu à peu au cours du XVIIIe siècle avec les gravats des bâtiments démolis en ville, la zone fut confiée à l'architecte Paolo Pozzo, qui imagina une place-jardin à la française avec quatre rangées d'arbres de haute futaie et des bancs de marbre, inaugurée en mars 1801.
À voir
L'élément central de la piazza Virgiliana est l'ensemble monumental dédié à Virgile, dessiné par l'architecte Luca Beltrami en 1919 et inauguré officiellement le 21 avril 1927. Réalisé en marbre de Carrare, accompagné de fontaines et de figures allégoriques de la poésie épique et bucolique, il culmine avec la statue de bronze du sculpteur milanais Emilio Quadrelli (1863-1925). L'œuvre a remplacé un amphithéâtre en plein air construit au XIXe siècle par Giuseppe Cantoni, né après le retrait du premier buste napoléonien en 1821, sous la domination des Habsbourg. Deux institutions importantes de la ville donnent également sur la place : le Musée diocésain d'art sacré Francesco Gonzaga et le complexe de l'Ospedale Grande di San Leonardo. Le parc s'étend vers le nord-ouest en direction du Lago di Mezzo, dont il est séparé par un mur et par le tracé de la route nationale SS62.
La visite
La place offre des allées ombragées pour la promenade, qui conduisent du tissu urbain de la via Virgilio jusqu'au bassin du Lago di Mezzo. On peut y regarder de près les sculptures du monument de Beltrami et Quadrelli, puis rejoindre l'entrée du Musée diocésain.
Le conseil de la rédaction
Pour saisir la stratification historique du lieu, observe la composition du monument à Virgile avec ses statues allégoriques et complète la promenade par une visite aux collections d'art du Musée diocésain qui donne sur la place.
