Jusqu'au vingt-neuf janvier 1864, le village s'appelait simplement Paterno ; ce jour-là on lui ajouta le «poli», du grec polis, et le nom devint «la ville du père». De quel père, cela n'est pas établi : l'hypothèse la plus répandue regarde vers les ermites, les pater, qui selon la tradition se réfugiaient ici dès l'époque romaine. Les armes sont tout aussi incertaines : un chêne sur trois monts, flanqué de deux lettres d'or, P et O, dont personne ne sait dire avec certitude le sens — peut-être Paternum Oppidum, le bourg fortifié de Paterno, peut-être une formule accordée par Ferdinand d'Aragon lorsqu'il séjourna ici, en 1461.
Par le traité de Ceprano de 1080, le territoire passa à Robert Guiscard, et ce furent les Normands qui bâtirent le château ; en 1139, le fief alla à Guillaume, fils illégitime de Roger Borsa. Ferdinand d'Aragon dota le bourg d'un système défensif avancé à la fin du quinzième siècle, et sa tour resta presque intacte jusqu'au début du vingtième. La peste de 1656 réduisit fortement la population, et la dévotion à la Madone de la Consolation, dont la confrérie venait d'être fondée, y survécut : le sanctuaire, avec son Escalier saint, est encore l'église du village. Le vingt-trois novembre 1980, le séisme tua ici quatre personnes, en blessa dix-huit et laissa quatre cent six habitants sans toit.