Sur le mur gauche de la nef, une plaque de marbre datée 1529 montre la Sainte Face entre saint Roch et saint Sébastien : elle est signée Domenico Gar, le sculpteur que les documents appellent il Franciosino. Aucune autre pièce ne raconte mieux l'histoire de l'église San Pietro Apostolo, élevée en 1474 dans des formes Renaissance puis retournée par les travaux baroques menés entre 1643 et 1683, qui en ont même changé l'orientation. L'édifice est répertorié par le FAI.
À voir
La façade est rose, de la même couleur que le clocher qui la borde, et suit le schéma habituel du XVIIe siècle : deux ordres séparés par des pilastres à chapiteaux ioniques simples et festons. Au centre du portail baroque, un haut-relief de marbre représente un ostensoir ; au-dessus, dans une niche, se tient la statue de saint Pierre, et plus haut encore une fenêtre quadrilobée laisse entrer la lumière. Un fronton curviligne flanqué de deux pinacles couronne l'ensemble.
La porte en bois, du XXe siècle, est dédiée à Marie mère de l'Église et due au sculpteur Italo Bernardini. À l'intérieur, une seule nef ; la chapelle ouverte à gauche conserve des parties de l'église du XVe siècle et les meilleures œuvres : un ensemble en bois dédié à la Vierge du Rosaire, en face un triptyque du XVe siècle récemment recomposé et restauré, et sur l'autel un saint Antoine à l'Enfant sorti de l'atelier de Domenico Piola.
La visite
L'église est la paroissiale de Montemarcello, hameau de la commune d'Ameglia, dans la province de La Spezia : le village se tient à 266 mètres sur le promontoire du Caprione, à quelques kilomètres du chef-lieu communal et à l'intérieur du parc naturel régional de Montemarcello-Magra. On y monte par une route étroite qui part de l'embouchure de la Magra, et la voiture reste en dehors du village, dont le plan est celui d'un bourg fortifié, aux ruelles étroites et régulières. La paroisse étant active, les horaires suivent ceux des offices : le dimanche matin est le moment le plus sûr pour trouver la porte ouverte.
Le conseil de la rédaction
Nous accordons quelques minutes au retable de 1529 avant tout le reste : la Sainte Face est un sujet rare dans cette partie de la Ligurie, et le marbre de Gar garde un bas-relief net, qui ne se lit vraiment que dans la lumière rasante du matin. Ensuite nous sortons vers la lisière du village : depuis le bord du promontoire, on voit d'un coup le golfe de La Spezia, la vallée de la Magra et les Alpes apuanes.
