L'église San Sebastiano se dresse le long de la via Vittorio Emanuele, à l'angle de la place que les gens dédient au même saint, et c'est l'une des plus petites églises de Sommariva del Bosco mais aussi l'une des plus réussies. Elle fut bâtie dans les premières années du dix-huitième siècle, presque certainement sur les restes d'un pilier érigé pendant la peste de 1630. La cohérence du style, un baroque désormais mûr, est telle qu'on l'attribue à l'architecte de Dogliani Francesco Gallo, même si aucun document ne le confirme.
À voir
Au dehors, les volumes sont mis en valeur par les lésènes, les corniches et l'emploi de la brique apparente, et tout converge vers la lanterne qui ferme la coupole : c'est là le point focal de l'édifice. Le clocher voisin est robuste mais allégé par l'alternance mesurée de lignes droites et courbes ; ensemble, église et clocher font l'effet d'un bastion gardant l'entrée méridionale du bourg. Regardez aussi le portail principal, en bois sculpté de motifs géométriques et floraux.
La visite
À l'intérieur, c'est la lumière qui frappe : de larges verrières s'ouvrent entre les arcs qui portent la coupole. La nef est unique, avec de robustes piliers adoucis par des lésènes et des chapiteaux corinthiens, et le décor peint contraste à dessein avec la sobriété du dehors, comme le voulait le goût baroque. La plus belle pièce est la chaire de bois, qui porte sur son fronton la date de 1608 et vient d'une autre église. Sur le pilier à gauche de l'autel, un Bon Pasteur peint à la fin du dix-neuvième siècle par Luigi Morgari, et dans le cul-de-four une grande toile avec le martyre de saint Sébastien, la Vierge et saint Roch, attribuée au peintre local Giovanni Maria Borri.
Le conseil de la rédaction
Ce n'est pas l'église du bourg, c'est celle d'un quartier : le cantone de San Sebastiano, l'un des quatre qui divisent le centre historique et qui, au dix-septième siècle, rivalisaient à qui bâtirait le plus grand. Le quartier est toujours vivant : le jour de sa fête, les habitants organisent une journée de divertissements et allument le soir un grand feu pour saluer la fin de l'hiver. La tradition veut qu'une fois le feu éteint, les jeunes du quartier sautent sur les cendres encore chaudes pour prouver leur courage.
