Le nom ne vient pas de la chaux, même si tout le monde le croit : la roche de la vallée est siliceuse et les carrières de calcaire se trouvent hors du territoire communal. Dans les actes des Xe et XIe siècles, la vallée est le locus Calcis, du latin calceum, le pied ou le talon de la montagne. Lorsqu'en 1867 les habitants obtinrent de Victor-Emmanuel II la séparation d'avec Pise et le droit de se constituer en commune, le conseil approuva des armes portant trois pieds humains chaussés de cothurnes, copiés sur un bas-relief de la chaire de la pieve. Le bureau florentin qui réglait les armoiries civiques fit la grimace et proposa un olivier, une fasce ondée et un château crénelé, c'est-à-dire l'huile, le torrent Zambra et la Fortezza Maggiore : les trois bottes sont restées, avec la devise Viret semperque virebit.
La vallée a vécu de l'eau. Les Zambre servaient au tannage des peaux et faisaient tourner moulins et martinets ; l'arte bianca travaillait l'huile des oliveraies, l'arte della lana les étoffes, et les bois, protégés par des lois très sévères, donnaient du bois aux chantiers de la République pisane. À partir du XVIe siècle le village s'est étiré le long du torrent principal sur près de trois kilomètres, et à la fin du XIXe siècle plus de cent moulins à roue hydraulique y travaillaient. Au centre se dresse la pieve romane des Santi Giovanni ed Ermolao, bâtie au temps de l'évêque Daiberto entre 1080 et 1111, l'année où y furent déposées les reliques du patron ; plus haut, la chartreuse, qui abrite aussi le musée d'histoire naturelle de l'université de Pise.