L'église San Filippo Neri est une église baroque d'Ortigia, via Vittorio Veneto, face au front de mer oriental, dans le centre historique de Siracusa.
À voir
Les oratoriens s'installèrent à Siracusa en 1650 sous le patronage de l'aristocrate Margherita De Grandi, dont le petit-fils était prêtre. Une église de ce site fut remaniée en 1669 sur un projet de Giovanni Vermexio ; il y avait déjà là une église appartenant au monastère bénédictin de Santa Caterina da Siena, fondé au XVIIe siècle et uni plus tard à celui de l'Annunziata. L'édifice actuel fut reconstruit après le séisme de 1693 à côté de l'ancien palazzo Interlandi : la façade à deux niveaux est encadrée de pilastres doriques et d'une corniche saillante, avec un large portail en plein cintre placé de manière asymétrique.
Le décor sculpté est rare, à part les masques fantasques et les cariatides en forme de sirènes autour du portail central ; à un angle on remarque un petit lézard sculpté, signature de l'architecte Vermexio, qui travailla aussi à Santa Lucia extra moenia, à Santa Lucia al Sepolcro et surtout au palazzo Vermexio. L'intérieur est approximativement ovale, avec un sol en grès blanc à incrustations florales en basalte sombre, et sa disposition et son décor sont attribués en partie à Rosario Gagliardi. En 1741, l'oratoire fut converti en Collegio di San Carlo et l'église reconstruite ne fut reconsacrée qu'en 1770 ; les oratoriens et le Collegio furent supprimés en 1866, et l'église passa à une confrérie laïque puis servit de paroisse de quartier. Parmi les œuvres figurent une toile du XIXe siècle représentant le Christ au jardin par Giuseppe Mancinelli, commandée par la marquise Anna Gargallo, et quelques toiles baroques tardives, dont le retable du maître-autel, qui semblent être de disciples de Mario Minniti.
La visite
L'église donne sur la via Vittorio Veneto, face au front de mer oriental d'Ortigia ; horaires d'ouverture et visites sont à vérifier auprès de la paroisse.
Le conseil de la rédaction
Cherchez le petit lézard sculpté à l'angle supérieur gauche du portail : c'est la signature discrète de l'architecte Giovanni Vermexio, cachée parmi les masques et les sirènes.






