Le musée est né de la passion d'un Anglais excentrique : Joseph Whitaker, ornithologue et héritier d'une famille enrichie par le marsala, qui dépensa sa fortune pour ramener au jour l'antique Motyé. Sa villa sur l'île de San Pantaleo devint, à partir de 1906, le premier noyau de l'antiquarium, et aujourd'hui encore le musée rassemble les découvertes du site phénico-punique, avec quelques pièces venues de Lilybée toute proche.
À voir
La pièce que tout le monde veut voir est le Jeune homme de Motyé, la statue grecque en marbre retrouvée sur l'île en 1979 : l'un des chefs-d'œuvre de l'art classique en Sicile. À côté, le groupe sculpté des deux lions dévorant un taureau, remonté au jour dès 1793, puis des céramiques, des masques apotropaïques, des armes, des bijoux et des stèles puniques. L'âme naturaliste du fondateur n'a pas disparu : dans une vitrine figure même sa collection de coléoptères, souvenir du Whitaker ornithologue.
La visite
Le musée est le cœur de la visite de l'île : géré depuis 1975 par la Fondazione Giuseppe Whitaker et agrandi en 2001, il se parcourt en peu de temps et sert d'introduction naturelle — ou de conclusion — au tour des fouilles. Mieux vaut l'associer au parcours archéologique en plein air de Motyé, dont il rassemble et explique les trouvailles.
Le conseil de la rédaction
Garde le Jeune homme de Motyé pour la fin : après avoir marché entre les murailles, le tophet et le kothon de l'île, la statue prend tout son poids. Et cherche le groupe des lions sur le taureau : c'est l'un des plus anciens objets exposés ici, retrouvé près de deux siècles avant la statue la plus célèbre.
