Le sanctuaire antonien de l'Arcella, connu populairement sous le nom de Sant'Antonino, est un lieu de culte catholique du quartier nord de Padoue appelé Arcella ; l'édifice actuel est relativement récent, mais le lieu de culte qu'il conserve a des origines bien plus anciennes, liées à la mort de saint Antoine survenue ici le 13 juin 1231.
À voir
Au XIIIe siècle se trouvait dans cette zone alors extra-urbaine, sur la route menant à la Porta Molino, un hospice tenu par des clarisses ; c'est là que, selon la tradition, saint Antoine — hôte du comte Tiso à Camposampiero — se sentant mourir, demanda à être ramené à Padoue, mais le chariot dut s'arrêter précisément à cet hospice : porté dans une cellule pour le soustraire à la foule des dévots, le saint y mourut en récitant l'hymne O gloriosa Domina et les mots Video Dominum meum, à l'âge de 36 ans. La cellule devint aussitôt un lieu de grande dévotion, d'autant plus que, cette même année 1231, y fut également enterrée la clarisse Elena Enselmini.
Ayant survécu à plusieurs dommages de guerre dus à la proximité des remparts, la cellule fut transformée en édicule ; grâce au legs de Baldassarre Dondi dell'Orologio, elle devint à partir de 1649 le presbytère d'une église plus digne, Sant'Antonin, achevée en 1675. L'édifice actuel naquit en revanche d'une longue reconstruction du XIXe siècle : un premier bâtiment néoclassique, avec portique corinthien et deux clochers jumeaux, fut achevé en 1842 ; en 1890 commencèrent des travaux d'agrandissement en style néogothique sur un projet d'Eugenio Maestri, et le chantier ne s'acheva que vers 1931, lorsque Nino Gallimberti mena le projet à son terme dans un style plus épuré, élevant la coupole autour de l'antique cellule antonienne.
La visite
Le sanctuaire, aujourd'hui aussi église paroissiale confiée aux frères mineurs conventuels, se visite librement selon les horaires des offices.
Le conseil de la rédaction
Cherchez, au cœur de l'ensemble, la petite cellule d'origine enfermée dans l'édifice néogothique : c'est le noyau autour duquel tout le sanctuaire s'est reconstruit à plusieurs reprises en sept siècles.










