L'église de Maria Santissima Assunta in Cielo, plus connue comme Chiesa Madre (Église mère), est le principal lieu de culte catholique de Gela. Elle donne sur la piazza Umberto I et fut construite en démolissant l'église du XIIIe siècle de Santa Maria de Platea, devenue branlante, notamment à cause du séisme de 1693.
À voir
Le lieu a une histoire très ancienne : l'église de Santa Maria de Platea, du XIIIe-XIVe siècle, s'élevait sur les fondations d'un temple grec des VIe-Ve siècles av. J.-C., probablement dédié à Héra. Les travaux de l'église actuelle commencèrent le 23 janvier 1766 et s'achevèrent en 1799 ; le nouveau clocher, de 1837, fut financé par le curé Luigi Mallia des marquis de Torreforte sur un projet d'Emanuele Di Bartolo, et en 1844 fut ajoutée la façade néoclassique en grès de Giuseppe Di Bartolo Morselli. La façade, inspirée des temples grecs antiques, a des colonnes doriques au premier ordre et ioniques au second, une frise dorique à métopes et triglyphes et un fronton avec un blason marial ; au-dessus des bas-côtés se trouvent les statues de la Foi et de l'Espérance. À la base du pilier d'angle gauche, on voit un reste de colonne cannelée, probablement prélevé sur l'acropole de Gela. La coupole hémisphérique repose sur un tambour octogonal à quatre fenêtres.
L'intérieur, vaste et lumineux, est en croix latine à schéma basilical, avec trois nefs séparées par des piliers et des arcades néoclassiques ornées de feuille d'or, et la coupole à la croisée. Dans l'abside, l'autel cubique est taillé dans une grosse pierre locale du quartier de Settefarine, consacré le 21 mars 1996, et la toile de l'Assomption de Marie est de Giuseppe Tresca, de 1786. Dans le bas-côté gauche, la chapelle de la Passion abrite les statues en bois de la Vierge des Douleurs et du Christ mort utilisées durant la Semaine sainte, et une autre chapelle garde l'icône byzantine de la Madonna dell'Alemanna, patronne de la ville ; dans le bas-côté droit, la chapelle du Saint-Sacrement a un crucifix du XVIIe siècle et une icône en bois de la Vierge à l'Enfant datable du XIVe siècle. Il y a aussi des retables attribuables à Francesco et Giuseppe Vaccaro, Deodato Guinaccia, Giuseppe Tresca et Giuseppe Barone.
La visite
L'église est sur la piazza Umberto I, à Gela. La restauration la plus récente, achevée en 2025, a concerné le clocher et la façade : le grès a été nettoyé et les portails ont retrouvé leur couleur d'origine, le vert wagon. Les horaires d'ouverture et les modalités de visite ne figurent pas dans les sources consultées : à vérifier auprès de la paroisse, qui a un site officiel.
Le conseil de la rédaction
Le Vendredi saint, on chante à Gela le «u lamentu», un triste chant en dialecte exécuté par de vieilles femmes et accompagné d'un tambour dans le calme du chemin de croix. Le simulacre en bois du Christ, placé sur la croix piazza Calvario, revient ensuite en procession à la Chiesa Madre.




