Campo di Trens

Province: Bolzano — Haut-Adige · Région: Trentin-Haut-Adige · Habitants: 2 671 · Code postal: 39040

La commune a deux noms et tous les deux demandent une explication. L'allemand est Freienfeld, attesté au quatorzième siècle comme Frawdenvelt, et il veut dire champ joyeux, riche — non pas, comme on le croit, champ libre d'impôts. L'italien est bien plus jeune: il fut créé en 1923 par Ettore Tolomei, qui prit le champ à l'allemand et le joignit au nom d'un des villages, Trens. Et Trens est le mot le plus ancien des trois: il est écrit Torrentes en 827, et vient probablement du latin torrens, le torrent. La commune s'appelle donc champ du torrent, avec un nom d'un siècle accolé à un autre de douze. La commune elle aussi a été assemblée: en 1849 les villages d'ici furent réduits de neuf à trois — Trens, Stilves et Mules — et le dix-huit octobre 1928 un décret fit des trois un seul. Les armes, adoptées en 1968, sont le schéma exact de cette opération: trois secteurs verts pour les trois, et un triangle d'argent au milieu pour la commune qui en est sortie.

En août 1809 les Tyroliens tendirent une embuscade et capturèrent cinq cents soldats saxons qui combattaient avec les Français, dans un défilé près de Le Cave; depuis, cette gorge s'appelle la Sachsenklemme, l'étau des Saxons, et par représailles le hameau de Flanes fut incendié. Il y a aussi des choses bien plus vieilles: à Mules on a trouvé la pierre tombale d'une femme, Aurelia Ruffina, et une pierre sacrée dédiée à Mithra, le dieu de la lumière. Au-dessus du village le sanctuaire de Maria Trens attire les pèlerins autour d'une Vierge de bois de 1470 appelée Notre-Dame des Avalanches, dans une église de gothique tardif dont le mur de gauche est couvert d'ex-voto. Et une entreprise qui a ici ses usines, et qui bâtit des maisons préfabriquées, a livré cinq cents logements après le tremblement de terre de L'Aquila en 2009.

Ce qu'il y a autour

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